Bien au-delà des réalités de programmation du Jacques Franck, l’année 2011 aura sans conteste montré de manière urgente combien la question des identités et du vivre-ensemble s’imposent inexorablement à l’ensemble de la planète et sont désormais universelles. C’est donc déterminés et en phase avec cette réalité que nous avions fait le choix d’évoquer ces deux thèmes au travers des créations de la « Rue des Jonquilles » de René Bizac, d’ « A portée de crachats » de Richard Kalisz ou bien encore de l’Oratorio « Larmes pour New York » de Nicolas Ankoudinoff et Animus Anima.
En effet, dans cette « Rue des Jonquilles » terriblement familière, René Bizac nous invitait au départ de deux « faits divers » à nous interroger sur les conditions du « Vivre ensemble » dans nos villes en compagnie de Suzy Falk, Marwane El Boubsi et d’une pléiade d’artistes prestigieux, très belle façon pour Suzy Falk et surtout grand honneur pour le Jacques Franck de mettre un terme à une carrière de comédienne commencée il y a… 66 ans ! Plus universels, « A portée de crachats » et « Larmes pour New York » partaient quant à eux en quête de la question des identités au départ de deux auteurs et êtres d’exception, Taher Najib, l’Arabe Israélien, et Adonis, poète d’origine syrienne et Prix Goethe 2011, aux identités largement complexes et métissées.
Après une telle gravité dans le propos, nous ne pouvions que proposer à nos publics et habitués une ouverture de saison plus festive, avec l’organisation d’une Fête d’ouverture et d’un moment de rencontre avec nos voisins de quartier, suivis d’un mini-festival d’humour réunissant « Troubles », « Causeries sur le lemming » et « Hors-la-loi », ce dernier ouvrant une thématique « Western » des plus inattendues et donnant lieu à des expositions, concerts et créations en théâtre («Lettres de Calamity Jane à sa fille » de Michèle Moreau) et en danse (« Tuco » de Karine Pontiès) !
Toujours au chapitre de la danse, et forts de la reconnaissance du Jacques Franck comme membre du « Réseau des Scènes chorégraphiques » de la Cocof, nous ne pouvions que poursuivre notre travail de créations « maisons » et de valorisation de la scène « Hip Hop » avec « No way back », « Le banc » ou « Back to the roots », préfiguration du résultat de notre projet de formation « Hip Hop : du Tremplin à la scène ».
Toutes ces programmations se sont par ailleurs vues renforcées par un travail de sensibilisation dans les écoles, auprès des associations et des jeunes publics ou en lien avec les projets transversaux menés au plan local : « Brunches » associatifs, « Mercredis après-midi » du Jacques Franck suivis d’ateliers créatifs en compagnie du C.E.C. «Les Ateliers de la Banane », collaborations avec « Notre Cercle », Saint-Luc, « Supervlieg » ou le « Parcours diversité », toutes démarches et activités s’inscrivant en cohérence avec le développement de la Zinneke et de sa « Zinnode » saint-gilloise.
Enfin, outre un volet « formation en régie » prenant de plus en plus d’importance au fil des saisons, cette année aura été mise à profit pour renforcer nos outils de communication, qu’il s’agisse de donner plus de cohérence dans la conception de nos affiches et de notre périodique d’information en regard de notre nouveau site internet, ou encore d’assurer notre présence au sein des réseaux sociaux par le lancement de notre profil « Facebook ».
Autant de démarches qui auront sans doute porté leur fruit si l’on s’en réfère aux seuls chiffres de fréquentation, en hausse permanente (plus de 31.000 spectateurs), ou encore au succès de notre profil « Facebook » (plus de 5.000 amis en moins d’un an !). Autant de facettes de la vie du Centre qui, de rencontres en débats, de partenariats associatifs en créations, de formations en expositions, transforment jour après jour le Jacques Franck en véritable lieu de vie et semblent usciter l’adhésion et la sympathie des publics ! De tous les publics ! (...)
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